« 31 », la jolie comédie musicale qui remet les pendules à l’heure

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Mardi dernier, nous avons été découvrir avec Le Ménager un spectacle musical qui me faisait bien envie depuis un moment. En effet, « 31 » avait déjà été joué quelques jours sur Paris l’année dernière et je n’avais pas eu le temps d’aller le voir. Le spectacle est de nouveau à l’affiche depuis le mois de février. On y retrouve notamment parmi les protagonistes Alexandre Faitrouni (qu’on a pu voir dans La Belle et la Bête, Love Circus ou La petite fille aux allumettes pour ne citer que les spectacles les plus récents), un comédien que j’apprécie beaucoup.
Affiche du spectacle musical "31"

Le résumé :

Dans « 31 », c’est le passé qui fait avancer l’intrigue ! Le public suit un jeu de piste à travers le temps, où le Happy End sera un Happy Beginning…
Il y a 10 ans, pour une raison qu’on ne connaît pas encore, Stéphane, Victoire, Anthony et Ruben avaient décidé de passer ensemble les 31 décembre à venir, et pas forcément pour fêter le nouvel an ! On les découvre le 31 décembre 1999. C’est une de leurs réunions rituelles, une photo supplémentaire de leur amitié… jusqu’à ce qu’éclatent leurs non-dits en une dispute épique.
Avant qu’ils n’aient pu s’expliquer, et qu’on comprenne les sources de ce grand ras-le-bol amical, nous allons remonter le temps avec eux, de 31 décembre en 31 décembre, jusqu’à leur premier réveillon en 1979. Ils auront alors 8 ans, 13 ans, 16 ans et 25 ans ! Au moment où l’on s’y attend le moins, on reviendra à leur dispute de 1999 pour un dénouement inespéré.
Musique de Stéphane Corbin.

Mon avis :

En 2013, Stéphane Corbin montait un collectif contre l’homophobie, « Les Funambules », réunissant plus de 200 artistes (dont beaucoup sont issus du monde de la comédie musicale, comme Cécila Cara, Chiara Di Bari, Jean-Michel Vaubien, Lola Cès… Je ne vais pas tous les citer, la liste serait trop longue). De ce collectif, dont les 4 comédiens font partie, est née la comédie musicale « 31 », qui traite entre autres du sujet de l’homosexualité (mais pas que).

Si le mot « musicale » est entre parenthèses sur l’affiche, cela n’est pas innocent. Car effectivement le plus gros du spectacle est joué. Les différents titres, accompagnés en live au piano par Stéphane Corbin himself, ne sont là que pour appuyer les émotions.

Durant 1h30, on remonte le temps pour découvrir les liens très forts qui unissent nos 4 personnages : les cousins Stéphane et Anthony, leur nounou Victoire et Ruben. Au fil du spectacle, on pressent que quelque chose de grave s’est passé dans leur vie. D’ailleurs, la façon dont cet événement est présenté parmi les bribes de souvenirs communs laisse pantois et un peu démuni.
Ce montage sous forme de flashback est efficace, il apporte du suspense jusqu’au bout. J’ai juste trouvé de trop une toute petite partie faisant un focus sur le personnage d’Anthony, qui coupait l’enchaînement logique remontant d’année en année, et n’apportait à mon sens rien de ce qu’on ne savait déjà sur lui.

La mise en scène de Virginie Lemoine est excellente. Avec très peu de moyens mais beaucoup d’ingéniosité, de multiples décors (créés par son frère Grégoire) sont représentés par de savants déplacements de gros blocs et un excellent jeu d’acteurs. J’ai notamment été bluffée par un passage où les protagonistes sont dans un train fantôme, ou encore par un autre dans des bains/thermes japonais. Tout est simple mais terriblement efficace, le spectateur voyage vraiment de lieu en lieu. Je n’ai eu aucun mal à me projeter dans les différentes scènes.

Côté acteurs, chacun a un rôle très touchant, et on aime à les découvrir sous un jour un peu fragile, terriblement humain. Alexandre Faitrouni campe comme à son habitude un personnage d’une grande douceur. Ce type de rôles empreints de tendresse lui colle à la peau et ça lui va bien.
Mais une autre personne a su également vraiment m’émouvoir : Carole Deffit (qu’on a pu apercevoir en rôle secondaire dans Scènes de ménages sur M6). Derrière le côté un peu fou et excessif de son personnage, elle a su le teinter d’une vraie fragilité, sans pour autant que celle-ci ne soit vraiment montrée. C’est un jeu vraiment généreux que j’ai pu découvrir ce soir-là, sans concession. Sur scène, elle a donné tout ce qu’elle avait en elle, et ses larmes aux yeux à la fin de la pièce venaient du cœur et n’étaient pas feintes. J’aurai alors voulu aller l’étreindre, lui rendre de ce partage  d’âme qu’elle a offert au public. Je suis vraiment heureuse d’avoir découvert ce petit brin de femme.

« 31 » est un très beau spectacle, qui aborde de multiples thèmes. On y parle d’amour et d’amitié, de joies et de peines, de réussite et de renoncement à ses rêves. Mais c’est aussi et surtout un très beau message sur l’acceptation de soi, des épreuves de la vie, sur le temps qui passe et les sentiments refoulés… On ressort de ce spectacle avec un sentiment de bienveillance, à l’image de cette belle équipe, et ça fait du bien.
Je vous recommande chaudement cette belle histoire humaine, qui ne vous laissera pas insensibles.
Places de spectalce
31 – Comédie (Musicale)
Comédie des Champs-Elysées – Studio des Champs-Elysées
15 avenue Montaigne
75008 PARIS
Du mardi au samedi à 20h30, jusqu’au 30 juin 2017

About Author

Trentenaire active dans la vraie vie, j'arrive (je ne sais comment) à jongler entre vie professionnelle, vie privée et loisirs. Je suis une touche-à-tout qui aime varier ses intérêts. C'est ainsi qu'est né ce blog, un melting-pot de tout ce que j'aime, car je ne peux me résoudre à choisir un thème plutôt qu'un autre : sorties, tourisme, musique, beauté... et tant d'autres choses que je vous invite à partager à mes côtés.

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